ZUP DE BERTHE
dans la ZUP qui regroupe 15 000 habitants, soit le quart de la commune, la brigade des stupéfiants qui agissait dans le cadre d’une procédure de flagrant délit, perquisitionne un appartement en présence d’un couple ami de la famille. Trois kilos de haschich ont été saisis dans son appartement, une trentaine d’autres dans un logement voisin vide et squatté. La saisie était de taille ! Lorsque les policiers ont annoncé à la mère leur intention de l’emmener avec l’un de ses fils, la mere s’est jetée du huitième étage en criant son désespoir.
L’annonce du décès de cette malheureuse a fait le tour de la cité en quelques minutes. La suite, on la connaît : au cri de "on va les niquer ", une quarantaine de casseurs s’en est donné à cour joie, mettant à sac deux commerces dont un bureau de tabac, brisant les pare-brise de plusieurs voitures de familles modestes, les vitres du foyer Étienne-Peyre, incendiant les préfabriqués du stade, quatre véhicules de l’office HLM, blessant un policier, ressorti de l’hôpital le soir même avec trois jours d’interruption temporaire de travail, en jetant un extincteur sur son véhicule. Le calme n’est donc revenu dans les quartiers nord de la ville que vers 2 heures du matin, après l’intervention de quatre compagnies de CRS, dont une dépêchée de Marseille.
C’est la deuxième fois que la cité connaît une flambée de violence. En novembre 1997, déjà, il y avait eu de la casse après la mort d’un jeune dont la moto avait percuté la voiture d’un policier municipal en civil. Les Seynois n’ont rien oublié de ce qui s’est passé voilà deux ans et demi. On vit toujours mal dans cette ZUP qui ne compte en tout et pour tout qu’un seul îlotier.